L'Histoire du Bel-Air

Plansituation5.jpg
Hôtel-Restaurant-Cave  Bel-Air à Praz

Depuis 1900

Plus de cent ans de fidélité de la famille Chervet au service à la clientèle

Au mois de septembre 1900 Jean Chervet (1854-1925), issu d’une vieille famille du Bas-Vully, obtient l’autorisation du Conseil d’Etat fribourgeois de transformer l’ancienne tannerie familiale en un restaurant qu’il nomme le « Bel-Air ». Son épouse Elisabeth s’était déjà fait une bonne réputation à Morat, où elle avait tenu auparavant l’auberge de l’Adler.

La maison familiale de Praz jouit d’une situation avantageuse puisqu’elle se trouve à proximité du débarcadère où descendent ceux qui ont pris le bateau à Morat. A cette époque déjà, de nombreux touristes aimaient venir goûter les charmes des coteaux du Vully et le panorama qui s’offre aux promeneurs depuis le sommet du Mont.

Dès la Première Guerre mondiale, des chambres sont mises à disposition d’officiers. Cette clientèle militaire demeurera régulière encore longtemps. L’activité d’hébergement de pensionnaires sera développée sous la deuxième génération, avec Max Chervet (1894-1978), son épouse Ida et sa sœur Emma. Ainsi des clients de La Chaux-de-Fonds profitent-ils des vacances horlogères pour venir couler des jours paisibles au bord du lac à Praz. D’autres fidèles viennent depuis la Suisse allemande. La famille Chervet allait alors chercher ses pensionnaires à la gare de Sugiez.

Après un apprentissage de cuisinier et des stages dans divers restaurants (dont le Palace de Gstaad), Alfred Chervet (1934-1996) reprend cette exploitation familiale à son compte. Avec son épouse Marguerite, il s’adapte au changement de goût des clients, et dès 1955, le filet de perche devient à la mode, remplaçant la féra en tête d’affiche. Des pêcheurs de Guévaux, Cudrefin ou Portalban fournissaient le poisson.

La famille possède depuis toujours ses propres parchets de vigne et c’est sa production de Vully blanc qui ouvre la carte des vins du Bel-Air. Max Chervet était avant tout un vigneron-encaveur, et c’est plutôt son épouse et sa sœur qui tenaient le restaurant. Dès 1973, Alfred Chervet et son beau-frère Albert Singer donnent un nouveau souffle à cette activité viticole, qui verra en 1982 le début de la vinification de vin rouge et rosé.

Représentant de la quatrième génération, Roland  Chervet a bien compris la leçon de ces cent ans : c’est au caractère familial de l’entreprise que le Bel-Air doit son succès. Chaque génération a su se serrer les coudes et tirer à la même corde. Après les importantes rénovations ou agrandissements des années 1947-1948, et 1962, la génération actuelle poursuit sur la voie de l’embellissement du bâtiment, pour le plus grand plaisir de la clientèle : une magnifique terrasse dominant le lac, un jardin d’hiver, de nouvelles chambres spacieuses, une vaste cuisine moderne et fonctionnelle ont donné un nouvel essor à l’activité du Bel-Air dès 1992.